Archives pour la catégorie 'Théorie de la narrativité'

Potentiel des récits en sciences sociales

23 juillet 2008

431452053_a599ea74a6_m.jpgIn Telling Stories, Mary Jo Maynes, Jennifer L. Pierce, and Barbara Laslett argue that personal narratives-autobiographies, oral histories, life history interviews, and memoirs-are an important research tool for understanding the relationship between people and their societies.

Telling Stories. The Use of Personal Narratives in the Social Sciences and History. Chez Cornell UP.

(photo : « Whisper, 2005 », Dr John2005, licence CC)

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Raphaël Baroni, La tension narrative. Suspense, curiosité et surprise

20 mars 2007

17895.gif Parution, si je ne me trompe pas, de la version remaniée de la thèse de Raphaël Baroni (qui a également publié plusieurs articles en lien avec cette question de la tension ? voir ici ou ici, ou encore ). Cette réflexion sur la tension était nécessaire, notamment en lien avec la notion d’intrigue, qui continue à susciter la perplexité chez les chercheurs (après Ricoeur et, plus récemment, Villeneuve) en dépit de son évidence dans le discours commun. Son approche, croisant sémiotique greimassienne, cognitivisme et linguistique, reste très près de la tradition théorique francophone du récit.

Raphaël Baroni, La tension narrative. Suspense, curiosité et surprise, Seuil, coll. “Poétique”, 2007, 437 p.
(Isbn :2-02-090677-5 / Ean 13 : 9782020906777)

Description :

Suspendus aux lèvres d’un conteur, incapables d’interrompre la lecture d’un roman, captivés par un film haletant, nous faisons tous l’expérience quotidienne de ce plaisir apparemment paradoxal que nous tirons de notre insatisfaction provisoire face à un récit inachevé.

Bien qu’une mode esthétique et théorique ait tenté de nous convaincre que ce plaisir était honteux, on peut néanmoins avoir l’intuition que le c?ur vivant de la narrativité réside précisément dans ce n?ud coulant, toujours plus serré à mesure que nous progressons dans l’histoire, qui nous attache à l’intrigue et creuse la temporalité par l’attente impatiente d’un dénouement. Si le récit a quelque chose à voir avec la manière dont nous éprouvons le temps, cette expérience n’apparaît jamais avec autant d’éclat que dans le suspense, la curiosité ou la surprise qui font la force des intrigues fictionnelles.

La compréhension des fonctions narratives engage donc non seulement l’analyse littéraire, linguistique et sémiotique, mais aussi l’analyse cognitive et la psychologie des émotions.

(via Fabula)

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TNN : baliser un domaine de recherche

19 février 2007

Jill fait écho au Tags Networks Narrative, projet britannique visant à rassembler les chercheurs autour de la notion de récit. Objectif ? tenter de baliser ce champ de recherche par un système de tags spécifique.

Communauté scientifique recherche balises apparentées, pour communication améliorée. Anti-web 2.0 s’abstenir. Contacter TNN ou lire le blog.

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La narrativité contemporaine au Québec

18 mai 2004

2-7637-8062-8.jpg Voici un peu d’information sur ce nouvel ouvrage, que j’ai piloté dans les dernières années avec Andrée Mercier. Son objectif est de saisir les différents usages du récit dans la production littéraire contemporaine, à tout le moins au Québec. Notre hypothèse était la suivante : « délaisser les rapports simples entre genres nous conduit à mettre au jour une dynamique plus fondamentale, à voir comment le geste du raconter investit (à divers niveaux, sous diverses formes) l’ensemble des pratiques littéraires » (Introduction). Les articles que nous avons réunis dans cet ouvrage questionnent tous, différemment et complémentairement, la notion générale de la narrativité et envisagent quels sont ses usages et ses fonctions actuels, tant dans des pratiques où le discours narratif est attendu (roman, nouvelle) que dans des pratiques a priori non narratives (poésie, essai, recueil).

Référence :

René Audet et Andrée Mercier (dir.), La narrativité contemporaine au Québec. 1. La littérature et ses enjeux narratifs, Québec, Presses de l’Université Laval, 2004, 313 p. (ISBN: 2-7637-8062-8)

Quatrième de couverture :

Comment le geste de raconter prend-il forme dans les productions culturelles contemporaines au Québec ? Les études formant les volumes de ce diptyque, consacrées tant à la littérature qu’au théâtre, montrent comment le récit participe activement des oeuvres actuelles - dans leur construction, mais aussi comme objet d’une réflexion et d’une expérimentation continuelles.

Table des textes :

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Le sens de l’intrigue

9 mars 2004

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Johanne Villeneuve, Le sens de l?intrigue ou La narrativité, le jeu et l?invention du diable, Québec, Presses de l?Université Laval (coll. Intercultures), 2004, 448 p.
ISBN : 2-7637-8013-x

Résumé de l?éditeur :


Si plusieurs spécialistes de la littérature ont défini le rôle de l?intrigue dans le fonctionnement des récits, on ne s?était pas encore intéressé à comprendre la diversité des intrigues, la richesse de leurs occurrences dans la culture et ce que les récits en disent eux-mêmes lorsque, par exemple, des personnages de roman s?interrogent sur les motifs des intrigants. Ce livre propose pareille aventure en remontant à la source de la notion d?intrigue (intricare, intrigo) et en découvrant comment le goût pour les intrigues s?instaure travers l?histoire de la narrativité et ouvre-t-il un espace de jeu entre la communauté et l?autorité qui la fonde, entre le pouvoir temporel et l?autorité divine ? C?est dans le passage de la figure médiévale du diable aux mentalités de la conspiration que se déploie, dans un premier mouvement, le sens de l?intrigue. Mais c?est aussi à travers ses sources ludiques ? l?émergence d?un rire burlesque, le façonnement de l?individu moderne, la liberté de l?intrigant ?, ses paradoxes et ses apories que la narrativité se transforme à la faveur des intrigues. Des procédures de l?Inquisition médiévale aux réflexions historiographiques sur le temps, en passant par Aristote, la courtisanerie, De Foe, Dostoïevski, Stevenson, Sabato, Tex Aveny, Antonioni et Hitchcock, le sens de l?intrigue découvre son jeu.

Information relayée par Julien Desrochers, site Fabula.

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The One vs. the Many

18 décembre 2003

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Nouvelle parution sur la place des personnages dans le roman : la piste suivie semble tout à fait originale, conjuguant la poétique du roman (et la théorie de la fiction ?) à des considérations fondamentalement narratives.

Alex Woloch, The One vs. the Many. Minor Characters and the Space of the Protagonist in the Novel, Princeton UP, 2003, 416 p. (ISBN: 0-691-11314-9)

The One vs. the Many develops a powerful new theory of
characterization, based on how narratives distribute limited
attention among a crowded field of characters. Moving beyond
the entrenched positions that have long framed inquiries
into this question, Woloch demonstrates how each
individual–whether the central figure or a radically
subordinated one–emerges as a character only through his or
her distinct and contingent space in the narrative as a
whole.

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Herman et la narrativité

6 novembre 2003

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Alors que s’empoussière ma copie de Story Logic. Problems and Possibilities of Narrative, à défaut d’avoir le temps de m’y plonger entièrement, je découvre que David Herman en remet avec un collectif qui n’est pas sans rappeler la précédente entrée sur Narrative Intelligence. Il s’agit de Narrative Theory and the Cognitive Sciences. Description :

Research on human intelligence has postulated that studying the structure and use of stories can provide important insight into the roots of self and the nature of thinking. In that spirit, this volume focuses on narrative as a crossroads where cognitive and social psychology, linguistics, literary theory, and the recent hybrid called “cognitive narratology” intersect, suggesting new directions for the cognitive sciences. The ideas contained here demonstrate the importance of narrative as a cognitive style, a genre of discourse, and a resource for literary writing and other forms of communication.

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