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	<title>L'épée du soleil</title>
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	<description>Littérature contemporaine &#124; Littérature électronique &#124; Recherche et diffusion</description>
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		<title>Bibliothèque numérique, suite : extraction</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 18:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[métadonnées]]></category>
		<category><![CDATA[outils]]></category>

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		<description><![CDATA[La réflexion sur l&#8217;organisation de la documentation numérique se poursuit tranquillement, au hasard des lectures et découvertes. Persiste, de plus en plus fort, le sentiment que la joute de la culture numérique passe par cette saisie des ensembles documentaires qui nous entourent. Apple a gagné une partie de la manche, pour ceux qui adoptent le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La réflexion sur l&#8217;<a href="http://contemporain.info/audet/archives/722" target="_blank">organisation de la documentation numérique</a> se poursuit tranquillement, au hasard des lectures et découvertes. Persiste, de plus en plus fort, le sentiment que la joute de la culture numérique passe par cette saisie des ensembles documentaires qui nous entourent. Apple a gagné une partie de la manche, pour ceux qui adoptent le modèle. Sinon, avec last.fm, avec spotify, avec des logiciels concurrents, comment les gens gèrent-ils leurs bibliothèques musicales ? Les multiplient-ils volontiers ? Comment les utilisent-ils ? Comment s&#8217;y retrouvent-ils ?</p>
<p>Dans le travail à faire pour rassembler les données liées aux documents numériques que je possède, la tâche la plus fastidieuse est certainement le renseignement des champs de métadonnées. Pas pour utiliser les fonctions de citation automatique (dans Word, dans OpenOffice) — le volume de citations dans mes travaux n&#8217;est pas à ce point élevé —, mais plutôt pour ne pas perdre ces références et pouvoir les retrouver. La lecture d&#8217;un article de <a href="http://chronicle.com/blogPost/Using-Mendeley-for-Resear/25627" target="_blank">ProfHacker</a> sur <a href="http://www.mendeley.com/" target="_blank">Mendeley</a> attire mon attention sur un <a href="http://musingsaboutlibrarianship.blogspot.com/2010/07/extracting-metadata-from-pdfs-comparing.html" target="_blank">test (non scientifique, mais pragmatique !) d&#8217;importation</a> des citations depuis un lot de pdfs. C&#8217;est un point de départ&#8230;</p>
<blockquote><p>Let me stress again, this is a test I did out of curiosity. A sample of 15 articles clearly isn&#8217;t enough to provide anything but my subjective impressions. For one thing it covers only articles mostly from ScienceDirect, Wiley and ACM Digital Library. Results will differ in particular if you get papers from say JSTOR.</p>
<p>Also due to the search topic used, understandably the articles pulled up are all new (2005 and after), the results will probably differ a lot if articles used were say from the 90s or even older, as the pdfs available would be different (no metadata embeded or worse just scanned pdfs).</p></blockquote>
<p>Investigation à poursuivre, donc : quel procotole de description des métadonnées ces BD utilisent-elles ? quelle force déductive les moteurs d&#8217;extraction des pdfs ont-ils vraiment ? Plus encore : qu&#8217;arrive-t-il de cette performance avec de la documentation non scientifique comme des livres numériques ? Un test à faire&#8230; (je me le promets éventuellement dans Zotero et Mendeley ; Endnote d&#8217;aucun intérêt pour moi)</p>
<p>Fonction corollaire : les dossiers surveillés, qui importent automatiquement les fichiers qui y sont placés. Possibilité d&#8217;avoir accès aux dossiers d&#8217;un iPad pour recenser les livres téléchargés (en dehors d&#8217;une version jailbreakée) ? Difficile d&#8217;imaginer fonctionner autrement, puisque les fichiers sont bloqués à l&#8217;intérieur des applications (ou laborieusement re-déposables (?), si certaines rares applications comme Stanza permettent l&#8217;exportation et l&#8217;importation via iTunes). À défaut du filesystem accessible, est-ce que la fonction de recommandation de ces applications (mail, twitter, fb) pourrait transporter les métadonnées correctement structurées avec elle ?</p>
<p>Je ne peux pas croire que l&#8217;on laissera tous les non-geeks se perdre dans leurs téléchargements épars, leurs boîtes de transfert, leurs documents transmis en pièce jointe&#8230; et leur donner raison sur le fait que tout ceci est un foutoir monumental.</p>
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		<title>Pour une véritable bibliothèque numérique personnelle</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/722</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[« À travers la porte vitrée de la salle d&#8217;attente&#8230; »
Les nuages fragmentés en différents lieux
J&#8217;aime bien les nuages. Ils sont souvent jolis, parfois pratiques. Mais je reste fondamentalement attaché à l&#8217;inscription de mes documents sur un disque dur local, que ce soit par sécurité, par souhait de les manipuler quand/où/comment je veux. Parfait pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="porte" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/porte.jpg" alt="porte" width="225" height="300" align="right" /><em>« À travers la porte vitrée de la salle d&#8217;attente&#8230; »</em></p>
<p><strong>Les nuages fragmentés en différents lieux</strong></p>
<p>J&#8217;aime bien les nuages. Ils sont souvent jolis, parfois pratiques. Mais je reste fondamentalement attaché à l&#8217;inscription de mes documents sur un disque dur local, que ce soit par sécurité, par souhait de les manipuler quand/où/comment je veux. Parfait pour la synchronisation, pour les copies de sauvegarde, pour des accès distants occasionnels.</p>
<p>Mais voilà, pour moi, les plateformes mobiles ne sont pas des accès distants occasionnels. Ils font partie de mon quotidien, et la frontière entre les appareils est un irritant. On compose bien maintenant avec le courriel, l&#8217;agenda, les contacts. Qu&#8217;en sera-t-il pour nos livres numériques ?</p>
<p>D&#8217;abord, il y a multiplication des applications : Kobo, Kindle, Ibooks, Stanza, eReader, La Hutte, Wattpad, pour ne nommer que celles que j&#8217;ai essayées. Chacune d&#8217;entre elles stocke à l&#8217;interne les fichiers qu&#8217;elle permet de télécharger, et chacune ne peut afficher que ses propres fichiers&#8230; C&#8217;est sans compter les documents transférés manuellement, stockés dans des applis de transfert comme l&#8217;excellent GoodReader (mais interlogiciellement trop limité, malheureusement). Ensuite : comment savoir où se trouve ma copie numérique de <em>Madame Bovary</em> ? Par déduction, je peux éliminer quelques applis (toutes ne donnent pas accès à des œuvres en français), ce qui limite le nombre d&#8217;applications à ouvrir pour vérifier — sympathique démarche, s&#8217;il en est une. Et totalement ridicule.</p>
<p>Jusqu&#8217;à maintenant, la gestion de mes documents numériques était relativement simple. En local, utilisation de Zotero pour référencer une bibliothèque sur mon poste de travail : articles scientifiques obtenus par des banques de données, oeuvres de publie.net que je veux pouvoir consulter hors ligne, documents téléchargés, textes de mes communications, tables des matières numérisés d&#8217;ouvrages papier&#8230; En ligne, c&#8217;est Diigo qui me sert à retenir des pages, des articles en ligne et plusieurs highlights. Mais la frontière tend à s&#8217;estomper (je télécharge le <em>Remix</em> de Lessig et le référence dans Zotero ou je le pointe en ligne avec Diigo ?). Et c&#8217;est sans compter l&#8217;intrusion du iPad, qui fragilise le statut jusque là stable de la bibliothèque locale&#8230; Quelle solution pour gérer cette écologie documentaire complexe ?</p>
<p><strong>Une bibliothèque personnelle rassembleuse</strong></p>
<p>Une porte d&#8217;entrée unique : voilà ce qui (me) manque. Une porte vitrée, qui me donne simplement à voir. Naïvement, ça me semble possible :</p>
<p>- une application qui pompe les métadonnées des fichiers que je lui pointe (ou des fichiers contenus dans des dossiers) : nul besoin d&#8217;un système de tracking des fichiers, simplement une mise à jour à intervalles réguliers qui donne l&#8217;état des lieux de mes fichiers ;</p>
<p>- une application qui soit limitée à un support, ce serait déjà bien, mais qui puisse me tenir informé de mes fichiers sur mon poste, sur mes appareils mobiles, sur mes stockages distants ;</p>
<p>- l&#8217;application moissonnerait les métadonnées souvent incluses dans les fichiers achetés et permettrait d&#8217;en ajouter une couche — pour la description des fichiers non renseignés, pour l&#8217;augmentation de la description de façon personnelle (tags, formes de classement).</p>
<p>Forme éclatée ? Pourtant, c&#8217;est déjà l&#8217;allure actuelle des catalogues de bibliothèques, qui pointent autant des références physiquement rassemblées en un lieu que des ressources en ligne, hors les murs de la bibliothèque&#8230; Et ce serait diablement au service des usages, plutôt qu&#8217;un gadget jetant de la poudre aux yeux. Un maillon qui ferait de nos quincailleries informatiques des outils pleinement organisables en fonction de nos besoins, et non des béquilles qui nous aident certes à marcher, mais qui nous font claudiquer.</p>
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		<title>Ouvrir un chantier commun : sur un projet en digital humanities</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 18:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[digital humanities]]></category>
		<category><![CDATA[numérisation]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le colloque de la Society for Digital Humanities a été pour moi l&#8217;occasion de présenter les orientations qui ont guidé la mise en place du projet DÉCALCQ et du Laboratoire Ex situ. J&#8217;ai produit une version rédigée des notes qui m&#8217;ont servi à la présentation, disponible ici ; laprojection électronique est également accessible.
L&#8217;idée même de la diffusion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="2817253128_17f2887cc4_m" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/2817253128_17f2887cc4_m.jpg" alt="" width="159" height="240" align="right" />Le colloque de la <a href="http://www.sdh-semi.org" target="_blank">Society for Digital Humanities</a> a été pour moi l&#8217;occasion de présenter les orientations qui ont guidé la mise en place du projet DÉCALCQ et du <a href="http://ex-situ.info" target="_blank">Laboratoire Ex situ</a>. J&#8217;ai produit une version rédigée des notes qui m&#8217;ont servi à la présentation, <a href="http://contemporain.info/perso/docs/Audet-SDH-2010.pdf" target="_blank">disponible ici</a> ; la<a href="http://www.slideshare.net/reneaudet/ouvrir-un-chantier-commun-concordia-sdh" target="_blank">projection électronique</a> est également accessible.</p>
<p>L&#8217;idée même de la diffusion des sources, des archives documentaires des projets de recherche sur la littérature et la culture québécoises est au cœur de cette réflexion, depuis les logiques qui s&#8217;affrontent au moment de gérer cette documentation jusqu&#8217;aux usages et enjeux qu&#8217;elle appelle. Dépôts institutionnels, valorisation des sources, <em>open access</em>, numérisation — bref, une certaine conception des <em>digital humanities</em> y est exprimée. Et bien du travail reste à faire pour modifier les perceptions et changer les usages.</p>
<p>(<em>photo: « <a href="http://www.flickr.com/photos/mugley/2817253128/" target="_blank">Construction Corner</a> », mugley, licence CC</em>)</p>
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		<title>Séditions : les points aveugles du territoire éditorial</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/707</link>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 13:14:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[institution]]></category>
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		<description><![CDATA[
En périphérie du colloque « Édition et sédition aujourd&#8217;hui », nous organisons, Patrick Tillard et moi, une table ronde sur les enjeux de la marginalité éditoriale, de ses points aveugles et de ses zones franches. Bienvenue à tous !

Table ronde « Séditions. Les points aveugles du territoire éditorial »
 
Avec :
François Bon, écrivain / éditeur, publie.net
Jean-François Chételat, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-711" style="margin-bottom: 20px;" title="sédition" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/sédition1-749x1024.png" alt="sédition" width="524" height="717" /></p>
<p style="text-align: left;">En périphérie du colloque « <a href="http://contemporain.info/audet/archives/700" target="_blank">Édition et sédition aujourd&#8217;hui</a> », nous organisons, Patrick Tillard et moi, une table ronde sur les enjeux de la marginalité éditoriale, de ses points aveugles et de ses zones franches. Bienvenue à tous !</p>
<p style="margin: 20.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 14.0px Georgia;">
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 14.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;"><strong>Table ronde « Séditions. Les points aveugles du territoire éditorial »</strong></span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia; min-height: 15.0px;"><span style="letter-spacing: 0.0px;"> </span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Avec :</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">François Bon, écrivain / éditeur, publie.net</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Jean-François Chételat, Robert ne veut pas lire</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Richard Gingras, librairie Chercheur de trésors et revue Steak haché</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Normand Landry, doctorant à McGill sur les SLAPP</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Nicolas Langelier, P45</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Jasmin Miville-Allard, Conspiration dépressionniste</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Bernard Sanschagrin, librairie L&#8217;insoumise</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia; min-height: 15.0px;"><span style="letter-spacing: 0.0px;"> </span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">Table ronde animée par René Audet et Patrick Tillard.</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia; min-height: 15.0px;"><span style="letter-spacing: 0.0px;"> </span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 2.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">L&#8217;événement se tient dans les locaux du Laboratoire NT2, à 17h30.</span></p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Georgia;"><span style="letter-spacing: 0.0px;">(405, boul. de Maisonneuve Est, local B-2300 ; métro Berri-UQAM)</span></p>
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		<title>Édition et sédition aujourd&#8217;hui : acteurs, techniques, enjeux</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/700</link>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 13:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[institution]]></category>
		<category><![CDATA[marge]]></category>

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		<description><![CDATA[Colloque que je coorganise à l&#8217;ACFAS vendredi 14 mai, conjointement avec Patrick Tillard. Inscription à l&#8217;ACFAS (dite) obligatoire.
 
Édition et sédition aujourd&#8217;hui :
acteurs, techniques, enjeux
 
Vendredi 14 mai 2010
Université de Montréal, pavillon Marie-Victorin, salle A544
 
Responsables
René AUDET, Université Laval
Patrick TILLARD, Université Laval


La sédition et l’édition se sont toujours côtoyées dans l’histoire du livre. La sédition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Colloque que je coorganise à l&#8217;ACFAS vendredi 14 mai, conjointement avec Patrick Tillard. Inscription à l&#8217;ACFAS (dite) obligatoire.</p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Georgia; min-height: 14px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 24px/normal Georgia; margin-top: 20px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Édition et sédition aujourd&#8217;hui :<br />
acteurs, techniques, enjeux</strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Georgia; min-height: 14px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal ; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Vendredi 14 mai 2010</strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal ; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;">Université de Montréal, pavillon Marie-Victorin, salle A544</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Georgia; min-height: 14px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal Georgia;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Responsables</strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">René AUDET, Université Laval</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Patrick TILLARD, Université Laval</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><br />
</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;">La sédition et l’édition se sont toujours côtoyées dans l’histoire du livre. La sédition utilise le texte pour s’opposer à l’État, à ses institutions, à son idéologie ; elle appelle à la révolte mais aussi au contournement de la voie officielle. « Samizdat », « Dazibao » et littérature clandestine du XVIIIe siècle ont suscité de nombreuses analyses, mais la sédition à l’époque contemporaine est moins connue. Cette ignorance, peut-être faussée par l’évidence quasi impassible du territoire littéraire officiel, évacue sa propre dévalorisation et les répercussions des tensions sociales sur son territoire. Pourtant, des formes de sédition dénoncent l&#8217;aveuglement de la pensée éditoriale actuelle ; elles dévoilent les rigueurs de la législation éditoriale et contestent la médiatisation littéraire.</p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;">André Schiffrin rappelle que si le contrôle de la parole des gigantesques multinationales issues de spectaculaires rapprochements limite effectivement la liberté d’expression, l’édition est particulièrement concernée. Sommée de privilégier la rentabilité plutôt que la liberté critique et créatrice, l’édition annonce à terme la défaite de l’écrit. La globalisation idéologique et économique dénature les idéaux liés au livre (l’humanisme de la Renaissance, la démocratie et l’esprit de résistance et d’investigation des Lumières) pour servir une domination qui « peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor » (Guy Debord).</p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Les espaces de contestation, lorsqu’ils ne sont pas dévalués par des emballages chatoyants, se réduisent dangereusement et encouragent simultanément à la clandestinité. Il ne sera pas surprenant de trouver ailleurs des tentatives pour affirmer le sens perdu de mots pétrifiés. Parfois dans des cercles et des territoires marginalisés ou libertaires, ou dans une culture parallèle qui cherche ses marques, coexistent des sentiers littéraires (poésie, théâtre, fictions, essais) où des textes tentent de penser subversivement un réel qui échappe.</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Livres, plaquettes, brochures dépourvus d’ISBN et de dépôt légal, production photocopiée ou impri-mée, puis diffusée dans des réseaux informels, dans des rassemblements de contestations, sous le manteau de quelques librairies, ou bien textes divers et blogs du Web, la sédition se manifeste sans se structurer dans des formes et une inventivité neuve comme si les langages rédigés s’articulaient en occupant des espaces laissés vides, oubliés, mais fourmillants de vie. La capillarité de ses réseaux informels remplace-t-elle l’ancien réseau d’imprimeurs clandestins, de colporteurs et de libraires identifiés par Robert Darnton dans la deuxième moitié du XVIII</span><span style="font: normal normal normal 7.6px/normal ; letter-spacing: 0px;"><sup>e</sup></span><span style="letter-spacing: 0px;"> siècle ? À leur tour, les publications sur le web permettent-ils une véritable internationalisation de cette littérature ? Diversité culturelle et transnationalité peuvent devenir des éléments dynamisant en termes de réception et d’échanges.</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Quels sont alors les enjeux de la subversion qui se cherche et qui se construit dans ces anfractuosités ? Quels sont ses thèmes et ses objets ? Et quels piliers affronte-elle ?</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Le support (numérique, livre) permet-il de donner un sens et un écho nouveaux à cette « littérature clandestine », à cette littérature qui se revendique plus libre et se veut débarrassée des contraintes professionnelles et de l’encadrement législatif ?</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Qu’exprime la subversion enclose dans ces textes par rapport à la littérature, à sa capacité de représenter et réfléchir le monde ?</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 7px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 11.4px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">Enfin, pourquoi une certaine qualité de sédition interpelle-t-elle le territoire éditorial ? Sous quelles façons et que refusent-elles en lui ?</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Verdana; min-height: 15px; margin: 0px;">
<p style="margin-bottom: 10px; font: normal normal normal 14px/normal Georgia; min-height: 14px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Programme : </strong></span></p>
<p style="margin-top: 10px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Georgia;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Séance de la matinée : « Nouveaux positionnements, nouvelles prises de parole »</strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal ; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;">Présidence/animation : René Audet, Université Laval</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Verdana; min-height: 15px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">9h00 — Patrick TILLARD, Université Laval</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>Ordre et territoires de l&#8217;édition contemporaine</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">9h30 — Alain DENEAULT, UQAM</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>L&#8217;accès à la justice comme condition d&#8217;accès à la parole publique</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">10h30 — Paul ARON, Université libre de Bruxelles</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>La mise au net favorise-t-elle la sédition? Le cas des revues littéraires en ligne</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">11h00 — François BON, écrivain / éditeur publie.net</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>De la littérature comme éco-système, et de ses conséquences numériques</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 5px; font: normal normal normal 12px/normal Georgia; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Georgia; min-height: 14px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong> </strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 0px; font: normal normal normal 12px/normal Georgia;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong>Séance de l&#8217;après-midi : « Institution, marge et écriture »</strong></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal ; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;">Présidence/animation : Patrick TILLARD, Université Laval</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal Verdana; min-height: 15px; margin: 0px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">13h30 — Marie-Andrée BERGERON, Université Laval</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>Variations du discours des féministes québécoises : De Québécoises deboutte ! (1971) à www.jesuisfeministe.com (2008)</em></strong></span><span style="font: normal normal normal 12px/normal ; letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">14h00 — Jean-Benoît PUECH, écrivain / Université d&#8217;Orléans</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>L’Inédiste infidèle</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">15h00 — Dominic HARDY, UQAM</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>« Just watch me » : l’artiste pluridisciplinaire Dennis Tourbin (1946-1998) et la Crise d’Octobre au Canada</em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ; min-height: 14px;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 12px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;">15h30 — René AUDET, Université Laval</span></p>
<p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 2px; margin-left: 19.2px; font: normal normal normal 11px/normal ;"><span style="letter-spacing: 0px;"><strong><em>Synthèse du colloque : quelles manifestations, quelle importance de la sédition aujourd&#8217;hui ?</em></strong></span></p>
<div style="margin-top: 20px; "><span style="font-family: , 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: small;"><span style="font-size: 13px; line-height: normal;"><strong>*** Addenda (10 mai) : Jean-Benoît Puech ne pourra être présent au colloque pour des raisons personnelles.</strong></span></span></div>
]]></content:encoded>
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		<title>Lire autrement, raconter autrement</title>
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		<pubDate>Wed, 05 May 2010 13:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[sémiologie]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[(Frustration ce matin : quelques lignes intéressantes d&#8217;un article sur le site de Dreaming Methods — mais obligation d&#8217;hachurer les lignes pour les relancer dans la twittosphère, en plus l&#8217;un des envois refuse d&#8217;être publié&#8230; Le blog a ses avantages.)
Dreaming Methods, lieu de création assez stimulant pour la fiction numérique-interactive, a donné naissance à des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/Capture-d’écran-2010-05-05-à-08.56.03.png" alt="" width="202" height="211" align="right" />(Frustration ce matin : quelques lignes intéressantes d&#8217;un article sur le site de Dreaming Methods — mais obligation d&#8217;hachurer les lignes pour les relancer dans la twittosphère, en plus l&#8217;un des envois refuse d&#8217;être publié&#8230; Le blog a ses avantages.)</p>
<p><a href="http://www.dreamingmethods.com" target="_blank">Dreaming Methods</a>, lieu de création assez stimulant pour la fiction numérique-interactive, a donné naissance à des œuvres fascinantes — <em><a href="http://www.labo-nt2.uqam.ca/repertoire/inside_a_journal_of_dreams" target="_blank">Inside. A Journal of Dreams</a></em> en reste probablement l&#8217;exemple le plus clair, notamment avec cette nostalgie du livre qui se trouve incarnée puis dépassée.</p>
<p>Outre le fait que DM rend disponible le code pour l&#8217;une de ses mises en scène du texte dans l&#8217;espace  (<a href="http://myclone.wordpress.com/2010/03/12/dreaming-methods-releases-source-code/" target="_blank">écho ici</a>), l&#8217;équipe met en ligne un « <a href="http://www.dreamingmethods.com/?idno=219" target="_blank">What about books ?</a> » qui sert d&#8217;énoncé d&#8217;orientation. Ayant comme chapeau la phrase « Digital fiction is a different type of reading experience altogether. », ce texte prend position sur l&#8217;expérience à créer en fiction numérique.</p>
<blockquote><p>Dreaming Methods is interested not only in trying out new ways of writing fiction, but presenting new and challenging ways to approach <span style="font-style: italic;">reading</span> it.</p></blockquote>
<p>Prônant un mélange du texte et de l&#8217;image, du texte et de l&#8217;animation, Dreaming Methods soutient une conception de l&#8217;œuvre qui assume son caractère intersémiotique — le sens étant supporté par différents médias / techniques / arts. Si les réflexions récentes ont plutôt eu tendance à ramener le livre dans son carcan textuel (hormis <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1850" target="_blank">certaines exceptions</a>), ce choix esthétique et artistique trouve ici à s&#8217;incarner de façon réussie et forte. Et la volonté de poursuivre dans cette voie s&#8217;exprime dans l&#8217;explicit du texte, qui enfonce le clou d&#8217;une façon non équivoque :</p>
<blockquote><p>Textual narratives are approached by Dreaming Methods as a key part of the multimedia mix rather than as the absolute central backbone purposely open-ended, ambiguous, short, fragmentary and are often additionally considered to be a powerful visual element: blurred, obscured, transient, animated, mouse-responsive.</p>
<p>Reading from the screen is not the same as reading from the page, and being able to fully read-to-the-end and/or completely understand (or even properly see in some cases) the streams of text within Dreaming Methods projects is not considered a requirement for a piece to &#8220;work&#8221;.</p></blockquote>
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		<title>Envie d&#8217;aller voir ailleurs</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 14:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Envie de diversifier les interlocuteurs académiques, envie de discuter d&#8217;autres problématiques, envie de voir les enjeux sous un autre angle, envie de changer de langue (aïe)&#8230;
[période de réflexion]
Jeudi, je vais voir ailleurs. C&#8217;est le jour des Digital Humanities, lancé l&#8217;an dernier par Geoffrey Rockwell.
Une famille existe là, les liens sont d&#8217;un autre ordre, les connivences [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin-left: 10px; border: 1px solid black;" title="ailleurs" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/ailleurs.png" alt="ailleurs" width="242" height="300" align="right" />Envie de diversifier les interlocuteurs académiques, envie de discuter d&#8217;autres problématiques, envie de voir les enjeux sous un autre angle, envie de changer de langue (aïe)&#8230;</p>
<p>[période de réflexion]</p>
<p>Jeudi, je vais <a href="http://ra.tapor.ualberta.ca/~dayofdh2010/reneaudet/" target="_blank">voir ailleurs</a>. C&#8217;est le <a href="http://tapor.ualberta.ca/taporwiki/index.php/Day_in_the_Life_of_the_Digital_Humanities_2010" target="_blank">jour des Digital Humanities</a>, lancé l&#8217;an dernier par <a href="http://www.theoreti.ca/" target="_blank">Geoffrey Rockwell</a>.</p>
<p>Une famille existe là, les liens sont d&#8217;un autre ordre, les connivences sont codées. Reste à voir si les cousins sont réellement sympathiques&#8230;</p>
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		<title>Économie de l&#8217;édition scientifique</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 14:07:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue électronique Implications philosophiques propose une série d&#8217;articles sur les enjeux de l&#8217;édition numérique. Projet vertueux qui a donné lieu depuis quelques jours à des articles prudents et un peu convenus.
Aujourd&#8217;hui, un texte d&#8217;Anne-Solweig Gremillet sur la « Démarchandisation du savoir ». Un tour d&#8217;horizon honnête, en général ; un passage retient mon attention [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La revue électronique <em><a href="http://www.implications-philosophiques.org/" target="_blank">Implications philosophiques</a></em> propose une série d&#8217;articles sur les enjeux de l&#8217;édition numérique. Projet vertueux qui a donné lieu depuis quelques jours à des articles prudents et un peu convenus.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, un texte d&#8217;Anne-Solweig Gremillet sur la « <a href="http://www.implications-philosophiques.org/actualite/ledition-numerique/la-demarchandisation-du-savoir/" target="_blank">Démarchandisation du savoir</a> ». Un tour d&#8217;horizon honnête, en général ; un passage retient mon attention :</p>
<blockquote><p>L’économie et le droit de l’édition scientifique publique ont cela d’éminemment étonnants que les droits patrimoniaux des auteurs sont entièrement transférés aux éditeurs qui relèvent le plus souvent de la sphère commerciale ; tandis que les auteurs (qui dans notre cas sont donc des chercheurs publics) sont aussi les principaux acteurs de la chaîne de production du savoir par le biais des relectures d’articles, des validations scientifiques et par le quasi lectorat captifs qu’ils constituent.</p></blockquote>
<p>Rappel primordial, qui détonne pourtant dans la réflexion actuelle sur l&#8217;édition à l&#8217;ère du numérique (où les enjeux technologiques et les considérations liées à la diffusion propres à l&#8217;édition générale et à l&#8217;édition scientifique tendent plutôt à converger). On voit que la notion de droit d&#8217;auteur, sacro-sainte en littérature, tend à revêtir des habits fort différents dans la sphère scientifique.</p>
<p>Et alors, quoi faire, quoi penser dans ce contexte ? La vertu, encore — dommage que les chercheurs soient si peu enclins à prendre position et à proposer des avenues plus adaptées à leur travail :</p>
<blockquote><p>L’édition scientifique publique est un instrument majeur de la valorisation de la recherche  [...]. Pour tendre vers cet idéal, il convient de structurer l’édition scientifique publique en fonction des réalités technologiques du XXIe siècle en pleine mutation.</p>
<p>Cette structuration passera sans conteste par de profondes modifications du rôle des acteurs ainsi que des flux d’information de la chaîne de valeur de l’édition scientifique et la technologie y prendra toute sa place :</p>
<p>Renégociation des modèles économiques avec l’édition scientifique commerciale, développement des procédures d’appropriation des technologies par des recrutements et formations continues rénovées, redéfinition des périmètres des acteurs de la diffusion, de l’édition, de la communication et de la documentation, toutes tâches sans lesquelles la recherche ne serait finalement que peu de choses.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>La fabrique du numérique : un bilan</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/676</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 21:42:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[fabrique]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un bilan, parce qu&#8217;il pourrait y en avoir d&#8217;autres — de moi, sous d&#8217;autres angles, mais surtout des bilans d&#8217;autres personnes. Ils commencent d&#8217;ailleurs à poindre, on les relaiera sur le site de la Fabrique.
Grosse journée, sans nul doute. Le sprint des jours précédents a été intense (en préparatifs, en fin de planification, en jeux de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-677" title="cercle" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cercle.jpg" alt="cercle" width="450" height="600" /></p>
<p>Un bilan, parce qu&#8217;il pourrait y en avoir d&#8217;autres — de moi, sous d&#8217;autres angles, mais surtout des bilans d&#8217;autres personnes. Ils commencent d&#8217;ailleurs à poindre, on les relaiera sur le site de la Fabrique.</p>
<p>Grosse journée, sans nul doute. Le sprint des jours précédents a été intense (en préparatifs, en fin de planification, en jeux de chaise musicale pour les participants). Près de 120 personnes ont manifesté leur intérêt pour l&#8217;événement, plusieurs ont dû se désister, mais malgré le temps pitoyable, avec toute l&#8217;équipe, nous étions 70. Belle masse critique pour assurer la diversité des propos, la rotation des participants aux ateliers, les rencontres imprévisibles et le recoupement des compétences.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas envie d&#8217;un compte rendu ni d&#8217;une lecture structurée. Pour les propositions, le site les a partiellement relayées et d&#8217;autres traces suivront. Pour l&#8217;atmosphère, la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=_POuU_vGlzA" target="_blank">vidéo de François</a> et le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=U_v62Owdut4" target="_blank">montage photo de Clément</a> témoignent bien du bouillonnement en place. Plutôt des observations, des constats&#8230;</p>
<p>L&#8217;événement était un pari, peut-être plus spécifiquement le mien, que j&#8217;avais un peu imposé à Éric et Clément. Pari basé sur une intuition, celle que la transformation des habitudes de « consommation » des produits numériques tend à rapprocher les besoins et contraintes des éditeurs généralistes/littéraires et ceux des éditeurs scientifiques. L&#8217;événement ne visait pas à en faire la démonstration, mais de faire l&#8217;épreuve des terrains à mettre en commun. Je n&#8217;ai pas été présent dans tous les ateliers, mais je suis porté à croire que la rencontre s&#8217;est passée généralement à un niveau où cette différence ne faisait pas obstacle. Pari gagné de ce point de vue.</p>
<p>Toutefois, ce sont les a priori, les environnements et les discours qui ont été l&#8217;occasion de provoquer les rencontres. Quelques étincelles, quelques déceptions, sûrement. Des variations immenses de distance par rapport aux objets concernés. Ici une perspective large, détachée de la valeur immédiate de chaque texte, de chaque œuvre, parce que la gestion d&#8217;ensemble exige de ne pas céder à la tentation de porter chaque cas comme une raison en soi suffisante de faire le métier. Là une perspective appliquée, rapprochée des cas (qui sont le quotidien et le pain des personnes impliquées), une perspective consciente des enjeux immenses à propos de l&#8217;existence sous telle forme de la pratique qui les habite depuis longtemps. Des formulations voulues larges (pour ne pas camper dans un clan ou dans l&#8217;autre) qui n&#8217;ont pas rejoint aussi efficacement les interlocuteurs. Peut-être des cas/exemples auraient-ils mieux porté, auraient-ils interpellé plus directement les gens.</p>
<p>La différence des milieux s&#8217;exprimait par l&#8217;opposition nette entre gestion et économie (même si les termes ne satisferont personne). Deux approches distinctes et difficiles à concilier, si l&#8217;on souhaite se laisser bercer par l&#8217;illusion, oui, qu&#8217;elles sont superposables. C&#8217;est comme croire que le bottin téléphonique recoupe parfaitement le geste d&#8217;appeler quelqu&#8217;un : bien sûr que non, puisqu&#8217;il y a question d&#8217;échelle, question d&#8217;implication, question de motivation. L&#8217;un n&#8217;est pas plus mal, n&#8217;est pas plus légitime que l&#8217;autre. Mais les deux sont nécessaires, dans des rapports au livre qui ne surviennent pas à la même étape, dans les mêmes lieux, selon les mêmes visées.</p>
<p>L&#8217;élément le plus bousculant, jusqu&#8217;à un certain point, était sûrement le retour de l&#8217;Université (majuscule à dessein) dans le monde réel&#8230; Autre pari de ma part. Ras-le-bol des images des tours d&#8217;ivoire, des pelleteux de nuage, des sabbatiqueux à siroter un rosé en Provence. Les points de contact sont patents, les intérêts sont partagés, les étudiants qui y sont formés sont les futurs auteurs et chercheurs qui publieront des ouvrages, ils sont les futurs employés des éditeurs et sûrement la relève éditoriale. Et l&#8217;Université n&#8217;est pas Une : les profils sont multiples (profs, gestionnaires, bibliothécaires, coordonnateurs scientifiques, étudiants&#8230;), les missions sont variées (je ne fais pas la liste pour chacun des profils de la parenthèse précédente, on imagine bien). C&#8217;est comme dire que toute personne qui écrit un mot est un écrivain. Ras-le-bol aussi de l&#8217;anti-intellectualisme, ras-le-bol de la césure (souvent incarnée géographiquement par les campus) entre l&#8217;université et la cité. On a fait quelques pas hier ; je compte bien continuer à marcher.</p>
<p>Dernière fracture : la définition de l&#8217;objet. Si on s&#8217;entend sur la réalité d&#8217;un texte/document/oeuvre numérique, la réalisation de cet objet couvre un empan immense. Numérisation rétrospective, version numérique d&#8217;un document qui a une existence papier, écriture numérique (écriture sur support technologique à visée de diffusion numérique), écriture hypermédiatique : le spectre est large, appelle des considérations spécifiques, couvre des zones critiques pour des raisons très différentes. S&#8217;il y a eu échec de la Fabrique, c&#8217;est de ne pas avoir géré cette pluralité, souvent responsable de mésententes ou d&#8217;incompréhension réciproque.</p>
<p>De l&#8217;ordre des étonnements, la désaffection totale pour la question des métadonnées. Silence radio, aucun intérêt : si on ne voit pas les œuvres que vous produisez sur une tablette de librairie ou de bibliothèque, puisqu&#8217;elles sont numériques, comment savez-vous qu&#8217;elles existent ? Comment la retrouverez-vous dans la mer numérique ? Il y a un travail de terrain à faire, pour sûr.</p>
<p>De l&#8217;ordre de la déception : le manque d&#8217;audace, le manque d&#8217;idéalisme, le manque de vision. C&#8217;était le lieu de se projeter en avant, de faire des scénarios fous, à faible coût. Les gens avaient certes besoin de se rassurer, de trouver des réponses à des problèmes concrets, de sentir qu&#8217;il y avait des partenaires potentiels ou des gens partageant leur quête de repères. Normal, justifié, bien sûr. Mais. Quand tout est à inventer, il faut savoir proposer, imposer notre vision. Sinon on le fera à notre place. Ce défi est encore à relever (il le sera toujours d&#8217;ailleurs), mais me paraît particulièrement important.</p>
<p>Enfin, plaisir de revoir les images : les premières photos en ligne, les vidéos de F et C, la pile de nappes pliées, là sur le coin de la table, qui attendent qu&#8217;on les déplie, qu&#8217;on les déploie, qu&#8217;on y trouve des traces des idées lancées naïvement / distributivement / collectivement / joyeusement&#8230; Sorte d&#8217;héritage pour le présent, pour le futur immédiat. Un patrimoine, déjà, à partager, à investir. Merci de votre générosité (et ce n&#8217;est pas un téléthon!).</p>
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		<title>Creuseur d&#8217;ombre</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 12:46:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>
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		<category><![CDATA[écart]]></category>
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« Creuseur d&#8217;ombre» : belle expression trouvée chez Nicolas Rithi Dion, relayée par Mahigan. Étonnant comment ça vient relier des réflexions, tout l&#8217;après-midi durant, sur le présent des écritures contemporaines. Idée d&#8217;étrangeté — le sujet contemporain qui doit se constituer comme étranger à lui-même, façon de dire que le monde est exotique pour ses propres habitants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-673" title="51568417_da46158685" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/51568417_da46158685.jpg" alt="51568417_da46158685" width="500" height="301" /></p>
<p>« Creuseur d&#8217;ombre» : belle expression trouvée chez <a href="http://publienet.immateriel.fr/fr/rechercher?q=rithi" target="_blank">Nicolas Rithi Dion</a>, relayée par <a href="http://mahigan.ca/?p=1195" target="_blank">Mahigan</a>. Étonnant comment ça vient relier des réflexions, tout l&#8217;<a href="http://www.crilcq.org/activites/default.asp?id=564" target="_blank">après-midi</a> durant, sur le présent des écritures contemporaines. Idée d&#8217;étrangeté — le sujet contemporain qui doit se constituer comme étranger à lui-même, façon de dire que le monde est exotique pour ses propres habitants (Mathilde). Idée de distance — Agamben (évoqué par Daniel) disant que le contemporain est celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l&#8217;obscurité. Idée d&#8217;écart — l&#8217;écriture contemporaine appelant, selon François, de se couper du bruit du monde, de se vivre comme écart.</p>
<p>L&#8217;écart, c&#8217;est celui du langage — le langage qui ne réussit pas à se substituer à l&#8217;objet chez Ponge, la théorie (comme métalangage) qui ne réussit pas à rendre compte totalement de l&#8217;expérience du langage (merci à Stéphane). Le présent appelle la nécessité de creuser cet écart, car le réel à représenter n&#8217;a pas la patine des âges, il n&#8217;est pas déjà mis à distance — un avantage, oui, en quelque sorte, comme le souligne Mahigan : nous n&#8217;avons pas besoin de faire abstraction des constructions, des représentations ultérieures pour s&#8217;en emparer. Mais là s&#8217;impose davantage la nécessité du langage, pour qu&#8217;advienne ce réel sous l&#8217;impulsion du geste de nommer, de décrire, d&#8217;inscrire dans une événementialité, aussi ponctuelle soit-elle.</p>
<p>L&#8217;emprise sur le présent, sur le réel est donc toujours une dérive, un déplacement. Refuser la transparence, la photo en pleine lumière, préférer ce que le réel projette, ce qu&#8217;il cache dans son ombre.</p>
<p>(<em>photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/wessexarchaeology/51568417/" target="_blank">Digging in the Dark</a> », Wessex Archaeology, licence CC)</em></p>
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