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	<title>L'épée du soleil</title>
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	<description>Littérature contemporaine &#124; Littérature électronique &#124; Recherche et diffusion</description>
	<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 15:42:55 +0000</pubDate>
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		<title>Du livre, du livre électronique et de la lecture</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/324</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 15:42:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

		<category><![CDATA[édition électronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques réactions à chaud (bah, à peine tiède, avec une journée de retard) sur le texte de Marin à propos du livre numérique. Texte polémique, bien sûr, parce qu&#8217;il n&#8217;est pas d&#8217;emblée vendu à l&#8217;idée des ebooks/liseuses, parce qu&#8217;il tente de mettre l&#8217;idée du texte numérique à distance et d&#8217;en voir les tenants et aboutissants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="371258910_988be3b939_m" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/371258910_988be3b939_m.jpg" alt="" width="160" height="240" align="right" />Quelques réactions à chaud (bah, à peine tiède, avec une journée de retard) sur le <a href="http://blog.homo-numericus.net/spip.php?article168" target="_blank">texte de Marin à propos du livre numérique</a>. Texte polémique, bien sûr, parce qu&#8217;il n&#8217;est pas d&#8217;emblée vendu à l&#8217;idée des ebooks/liseuses, parce qu&#8217;il tente de mettre l&#8217;idée du texte numérique à distance et d&#8217;en voir les tenants et aboutissants aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Plusieurs propositions sont pertinentes (et elles étaient nécessaires); à titre d&#8217;exemples :</p>
<blockquote><p>Malheureusement pour le livre électronique, il semble évident que la métaphore a constitué la matrice de l&#8217;invention de l&#8217;objet. Dès lors, c&#8217;est un objet que l&#8217;on a conçu, avant de penser un usage.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Parlant de la liseuse, ici le cas du PRS 505 de Sony] En outre, l&#8217;objet est lent, très lent. Il est lent à mourir. Le paradoxe est fort : le livre est bien plus rapide !</p></blockquote>
<p>Au delà de l&#8217;analyse (procès) de l&#8217;objet (et j&#8217;appuierai encore un peu plus sur le facteur confort de lecture), c&#8217;est la conception du livre qui me paraît un point déterminant ici. Marin le considère comme un point d&#8217;aveuglement dans la réflexion actuelle sur le texte numérique :</p>
<blockquote><p>Et si on essayait de penser l&#8217;avenir de l&#8217;édition électronique sans se référer en permanence au bel objet qu&#8217;est le livre et aux nobles rayonnages des bibliothèques familiales ou des bibliothèques publiques ?</p></blockquote>
<p>Je comprends et je souhaite contester à la fois. Le paradigme du livre est rigide et, jusqu&#8217;à un certain point, étouffant — parce qu&#8217;il balise la zone d&#8217;intervention de façon inutile, parce qu&#8217;il pourrait empêcher, de la sorte, <em>to think outside of the box</em>.</p>
<p>Mon malaise est toutefois double.</p>
<p style="padding-left: 30px;">1. La série d&#8217;hypothèses proposée par Marin met en opposition le livre et l&#8217;édition électronique (« le livre est un optimum » et « l&#8217;édition électronique constituera un nouvel optimum »). Dans mon esprit, il n&#8217;y a que l&#8217;édition, et cette interface opère entre le caractère brut du texte, du langage et son incarnation dans un univers / lieu policé (<em>polissé</em> ?). Reste ensuite à envisager quelles sont les modalités de l&#8217;incarnation : livre, support périodique, affiche, pulp, tract, support électronique web / carnet / revue / hypermédiatique&#8230; L&#8217;optimum est donc à construire, comme le conclut lui-même Marin ; n&#8217;en sommes-nous pas à des prototypes intéressants dont le polissage reste encore à pousser plus avant, en fonction de nos usages, des possibilités offertes par une plateforme électronique, etc. ?</p>
<p style="padding-left: 30px;">2. Les sept caractéristiques du texte numérique : ah&#8230;! Cette réflexion s&#8217;impose, pour sûr. Et c&#8217;est une façon de ne pas se laisser aveugler par les possibilités médiatiques actuelles. Mais toute tentative de saisie opère une sélection (et peut créer de l&#8217;insatisfaction&#8230;!). Ma gêne ne se situe pas tant dans le portrait du texte numérique proposé que dans le portrait du livre dessiné en creux par cette énumération. (Et je ne souhaite pas jouer ici le rôle du Néo-Luddite — pour le moins qu&#8217;on me connaisse, je n&#8217;en ai guère le profil&#8230;)</p>
<p>L&#8217;image souvent véhiculée du livre est celle d&#8217;une brique massive, statique et linéaire (c&#8217;est d&#8217;ailleurs le poids de l&#8217;histoire du livre qui se fait sentir par là, avec une conception du Beau liée à l&#8217;unité organique du contenu, au filé du discours, à l&#8217;empire de la rhétorique [il faut relire le Barthes pré-textualiste dans « Littérature et discontinu » à cet effet, <em>Mobile</em> de Butor étant un bel exemple du caractère potentiellement décoiffant du livre...]). On oublie deux faits à mon sens déterminants à propos du livre.</p>
<p>D&#8217;une part, il s&#8217;agit d&#8217;une ressource profondément tabulaire, qui combat intensément la linéarité traditionnelle du discours (table des matières, notes en bas de page, division en chapitres / parties, renvois internes à d&#8217;autres sections du livre, tableaux et images insérés  — sans compter, du côté du lecteur, l&#8217;annotation par les lecteurs, les coins de page pliés, les paperoles glissées entre deux pages, les passages à relire en lien avec tel extrait). Tabularité fondamentale du substrat matériel du livre, avec des us et des conventions établis avec le temps&#8230; mais où est-elle dans cette définition du texte numérique ? Quelque part sous-entendue (le texte numérique est annotable ? hypertextuel ?), la tabularité du texte numérique renvoie-t-elle en fait à un archaïsme du texte matériellement incarné ? Ce serait donc postuler que le texte numérique, pour référer à ces liseuses qui permettent de grossir le caractère et qui de fait annulent le cadrage dans un format-page directement hérité de notre rapport avec le livre, est fondamentalement désincarné, que son inscription dans l&#8217;espace est en soi toujours contingente et qu&#8217;il refuse de se lier à toute spatialité un tant soit peu programmée en amont&#8230; Comment définir le travail éditorial, dans ce contexte ? Simplement une caution <em>scientifique</em> sur ce qui est diffusé ? Plutôt : il faut réinventer le rapport éditorial avec le texte, car il ne s&#8217;agit plus de monter un texte, mais de lui donner des attributs qui ne sont plus spatialement déterminés.</p>
<p>D&#8217;autre part, peindre un tel portrait du livre, c&#8217;est à l&#8217;évidence considérer (on l&#8217;oublie fâcheusement dans les débats actuels) que la lecture, comme acte, comme parcours, est infiniment active dans l&#8217;approche du livre. Recevant comme traces d&#8217;une tabularité des usages du livre toutes les marques du lecteur évoquées plus haut, nous devons reconnaître que l&#8217;activité du lecteur est très importante (en volume, en incidence sur l&#8217;interprétation) et qu&#8217;elle n&#8217;est pas subordonnée à la linéarité de la rhétorique du discours : interruptions, retours en arrière, lectures parallèles (dans le livre et dans d&#8217;autres ouvrages), relecture&#8230; En quelque sorte, le texte numérique se trouve à incarner (beau paradoxe&#8230;) les modes d&#8217;opération de la lecture (lier, déplacer vers une autre partie, annoter, indexer). C&#8217;est dire à quel point le texte numérique se construit depuis la lecture du livre et non contre elle (ou à l&#8217;écart d&#8217;elle).</p>
<p style="text-align: center;">*   *   *</p>
<p>À quoi tout cela nous avance-t-il ? Je crois que l&#8217;exercice de Marin est nécessaire, voire impératif dans la situation actuelle, car il remet sur la table la question non pas de la technologie, mais celle de l&#8217;interface, des usages, des modes d&#8217;appropriation. La frénésie technologique nous met souvent en situation de contemplation devant les innovations, mais trop peu nous engage dans une réflexion appliquée sur les usages, réflexion pouvant exercer une pression sur les fabricants des machins technologiques. Problèmes d&#8217;offre, de cadrage commercial (« avec ou sans premier livre lors de la vente ? »), de fonctionnalités : ce que relève Marin constitue sans nul doute un point de départ pour exercer cette pression sur les Sony, Amazon et autres fabricants de liseuses. Il faut voir là non pas du <em>bashing</em> contre les livres électroniques, mais une insatisfaction productive, qui nous empêche de s&#8217;installer dans le confort commercial des vendeurs de rêve. </p>
<p>(photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/yanivg/371258910/" target="_blank">Warning! Do not read</a> », YanivG, licence CC)</p>
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		<title>Le retour de la littérature par souscription ?</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/319</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 13:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>

		<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

		<category><![CDATA[contemporain]]></category>

		<category><![CDATA[édition]]></category>

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		<description><![CDATA[
J&#8217;ai suivi avec intérêt le projet de François Bon, celle des éditions numériques Publie.net. D&#8217;abord avec scepticisme, je l&#8217;avoue (la déconfiture de 00h00, mauvais timing explique, laissait un goût amer à ce type d&#8217;expérience mené par des individus et non par une société aux reins solides). Mais tranquillement ma perception change, notamment par l&#8217;identification de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="2887961265_45dbd3dd83_m" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/2887961265_45dbd3dd83_m.jpg" alt="" width="183" height="240" align="right" /></p>
<p>J&#8217;ai suivi avec intérêt le projet de François Bon, celle des éditions numériques <a href="http://publie.net" target="_blank">Publie.net</a>. D&#8217;abord avec scepticisme, je l&#8217;avoue (la déconfiture de <a href="http://web.archive.org/web/*/http://www.00h00.com" target="_blank">00h00</a>, mauvais timing explique, laissait un goût amer à ce type d&#8217;expérience mené par des individus et non par une société aux reins solides). Mais tranquillement ma perception change, notamment par l&#8217;identification de quelques principes qui guident le <em>marché</em> de la littérature électronique.</p>
<p style="padding-left: 30px;">• Un principe éditorial : favoriser la montée de nouveaux supports (le Kindle d&#8217;Amazon et les PRS de Sony), mais à l&#8217;intérieur du paradigme du Livre (celui que Barthes aimait à décrire dans « Littérature et discontinu », à propos de <em>Mobile</em> de Butor).<br />
• Un principe littéraire : faire de la littérature, point (c&#8217;est toute l&#8217;ambiguïté du cas <a href="http://wetellstories.co.uk" target="_blank">We Tell Stories</a>, j&#8217;y reviens bientôt, oui).<br />
• Un principe disséminatoire : diffuser, point (pas de DRM, imposer des tarifs minimaux, permettre des accès bibliothèques).</p>
<p>Ce dernier sous-point, celui des accès bibliothèques, crée chez moi un peu de perplexité. C&#8217;est qu&#8217;il y a une relation étrange qui se développe avec les corpus scientifiques et littéraires qui sont rendus accessibles par les organismes (bibliothèques universitaires, bibliothèques nationales)&#8230; L&#8217;évolution du marché des produits éditoriaux scientifiques est en soi assez étonnante. C&#8217;est comme revisiter l&#8217;histoire de l&#8217;édition :</p>
<p style="padding-left: 30px;">— une capacité de production est liée à la souscription à un projet de livre (c&#8217;était le cas des grandes entreprises comme les encyclopédies ou les <em>entreprises risquées</em>, d&#8217;abord en Angleterre au XVIIe siècle puis en France au XVIIIe siècle) ;</p>
<p style="padding-left: 30px;">— déplacement : les individus encouragent l&#8217;éditeur (le libraire-imprimeur) en achetant un livre produit par lui ;</p>
<p style="padding-left: 30px;">— déplacement : les individus encouragent l&#8217;éditeur et de petits auteurs en achetant un best-seller produit par cet auteur ;</p>
<p style="padding-left: 30px;">— déplacement : les bibliothèques encouragent les éditeurs en achetant leurs livres;</p>
<p style="padding-left: 30px;">— déplacement : les bibliothèques encouragent les éditeurs en souscrivant à des collections entières, à des revues ;</p>
<p style="padding-left: 30px;">— déplacement : les bibliothèques encouragent les éditeurs et les distributeurs en souscrivant à des paniers entiers (de livres et revues numériques).</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>(Évidemment, ce petit portrait historique est faussé, notamment en raison de la neutralisation du rôle du libraire&#8230;).</em></p>
<p>Et il n&#8217;est pas abusif de prétendre que bien des revues savantes et des collections d&#8217;éditeurs scientifiques (voire la production entière de ces éditeurs) survivent aujourd&#8217;hui grâce à ces souscriptions contractées par les bibliothèques&#8230; La souscription s&#8217;explique par une relation entre un fournisseur et un consommateur, pour le placer en termes de marché. Mais sur quoi repose cette relation privilégiée ? Si au départ c&#8217;était le prestige d&#8217;un auteur, l&#8217;intérêt d&#8217;un projet (ou son caractère <em>risqué</em>&#8230;), aujourd&#8217;hui cela repose d&#8217;une part sur une ambition d&#8217;exhaustivité (ou d&#8217;offre la plus importante aux usagers, facteur de plus en plus critique pour les bibliothèques), d&#8217;autre part sur une foi scientifique : toute source de savoir mérite qu&#8217;on la diffuse.</p>
<p>Les logiques sont-elles bien différentes, lorsque l&#8217;on compare les corpus scientifiques et les corpus littéraires ?</p>
<p>En ce qui concerne les corpus littéraires, il y a certes des spécialisations associées aux bibliothèques publiques et universitaires (selon les politiques internes, certains sous-ensembles sont privilégiées, fonction des publics visés). La remarque s&#8217;appliquait fortement aux corpus matériels (livres, périodiques) ; est-ce que ces orientations politiques guideront aussi la souscription aux contenus littéraires numériques ? En théorie, rien ne laisse croire qu&#8217;il en sera autrement&#8230; mais les institutions se prêteront-elles de la même façon au repérage des contenus numériques, à leur validation (la foi&#8230;) et à leur souscription individuelle ? C&#8217;est évidemment sans compter le problème irrésolu des liens 404 — il faudra vérifier périodiquement tous les liens numériques ajoutés au catalogue d&#8217;une bibliothèque (ou simplement attendre les complaintes des usagers ?).</p>
<p>Et est-ce que la souscription sera le critère d&#8217;inclusion des contenus dans les catalogues des bibliothèques ? Autrement dit, y a-t-il pertinence pour une bibliothèque d&#8217;écumer le web pour repérer des contenus scientifiques et littéraires pertinents qui seraient gratuits (donc, en soi, disponibles à tous) ? Les revues savantes en open access méritent certainement d&#8217;être référencées&#8230; mais que dire des contenus littéraires disséminés à tous vents ? Les bibliothèques remplaceront-elles Google ?</p>
<p>(photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/kellypuffs/2887961265/" target="_blank">cyclopedia</a> », kellypuffs, licence CC)</p>
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		<title>Éditions savantes électroniques : la résistance du livre</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/312</link>
		<comments>http://contemporain.info/audet/archives/312#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 16:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

		<category><![CDATA[édition]]></category>

		<category><![CDATA[livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore une fois, on remarque tout naïvement qu&#8217;une édition savante électronique procurerait un confort de lecture tellement plus grand aux différentes classes de lecteurs — Richard Herley ajoute le facteur ebook dans sa réflexion :
E-books can offer a perfect solution. Such notes could be hyperlinked, and each link graded. Beginning readers could leave them all [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="2110971639_141d6a04b3_m" src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/2110971639_141d6a04b3_m.jpg" align="right" alt="" width="240" height="165" />Encore une fois, on remarque tout naïvement qu&#8217;une édition savante électronique procurerait un confort de lecture tellement plus grand aux différentes classes de lecteurs — <a href="http://www.teleread.org/blog/2008/10/16/e-books-can-be-a-fertile-field-for-annotations/" target="_blank">Richard Herley</a> ajoute le facteur <em>ebook</em> dans sa réflexion :</p>
<blockquote><p>E-books can offer a perfect solution. Such notes could be hyperlinked, and each link graded. Beginning readers could leave them all visible; middling readers like me could hide the elementary ones; and academics could hide all but the most advanced. Or indeed, if the text were being re-read, they could all be hidden, and made visible only when the word or phrase was touched with a finger or stylus.</p></blockquote>
<p>Évidence d&#8217;une approche nouvelle et tellement plus lucide des éditions savantes, qui pourtant ne réussit pas à s&#8217;imposer. Car la résistance est double. D&#8217;une part, le confort visuel de lecture (l&#8217;argument dérivé de celui du <em>bathtub</em> : « lire à l&#8217;écran est tellement pénible »), que la rapide progression des livres électroniques vient atténuer. D&#8217;autre part, la dimension nostalgique et symbolique du livre : la matérialité de l&#8217;ouvrage, la sensualité du papier (papier bible souvent, dans ces éditions interminables qui obligent à couper le papier en quatre sur l&#8217;épaisseur&#8230;), tout autant que le prestige et la prestance du livre publié chez un éditeur reconnu (Pléiade, Champion, Bibliothèque du Nouveau Monde, etc.). </p>
<p>Pseudo-évidence troublante, car tout est à peu près là, disponible. Même l&#8217;an dernier, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article939" target="_blank">François Bon</a> enrageait de sa nouvelle édition des <em>Essais</em> de Montaigne dans la Pléiade :</p>
<blockquote><p>Alors, pour ce prix-là, j’aurais voulu un Montaigne parfait, et ce Montaigne m’enrage. On a voulu trop en faire, on veut nous <em>expliquer</em> Montaigne, on nous prive de notre liberté avec lui, et j’en suis au point de souhaiter souvent, chaque dix pages, me débarrasser de cette édition neuve pour revenir à l’ancienne.</p>
<p>On nous parasite les pages avec une nouvelle suite de majuscules, comme les anciens A, B et C dont l’économie aurait pu alléger graphiquement le texte. On devrait pourtant commencer à savoir, même chez les universitaires, que l’accueil qu’on fait d’un texte c’est aussi, voire d’abord, la saisie graphique, l’unité de la page, la présence visuelle de la phrase.</p></blockquote>
<p>Et se permettait d&#8217;envisager une utilisation intelligente des interfaces numériques :</p>
<blockquote><p>Alors je me prends à rêver à l’écriture numérique : une version pour eReader, puisque le papier numérique arrive, où on pourrait sélectionner d’office le système d’apparence de la page, selon les A, B et C de Villey indiquant les strates principales d’écriture, ou bien, en balayant tel mot, faire apparaître, mais seulement si on le souhaite, l’indication que tel mot n’a plus, dans la langue d’aujourd’hui, son acception d’il y a quatre siècles. Ou bien tout simplement le texte nu…
</p></blockquote>
<p>Désastre économique mais mine intellectuelle, repère d&#8217;érudition ; aberration éditoriale en terme de convivialité mais tabularité nécessaire (mais inscrite dans le mauvais lieu) — les éditions savantes doivent migrer vers le support numérique ou se décliner en de multiples versions selon les lecteurs. Mais <a href="http://awurl.com/0RHBrYMeB" target="_blank">l&#8217;arborescence textuelle</a> propre au paradigme numérique reste la voie royale pour la glose scientifique. Au delà des résistances, ce passage non (encore) réalisé s&#8217;explique sûrement par une méconnaissance des moyens. Il faut trouver moyen de démocratiser tout ça&#8230;</p>
<p>(via <a href="http://lafeuille.homo-numericus.net/2008/10/classer-les-notes-de-bas-de-page.html" target="_blank">la feuille</a>)</p>
<p>(photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/robotography/2110971639/" target="_blank">Margin Release</a> », robotography , licence CC)</p>
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		</item>
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		<title>À l&#8217;échelle humaine ou inhumaine ?</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/309</link>
		<comments>http://contemporain.info/audet/archives/309#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2008 03:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Recherche et diffusion]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[High performance computing pour les humanités : est-ce « a hammer in search of a nail » ? La question m&#8217;a souvent traversé l&#8217;esprit, au croisement de diverses allusions à cette possibilité. Simple réflexe d&#8217;une grenouille qui voit les sciences inhumaines, elles, faire la part belle à ces ressources démesurées, et ainsi souhaiter s&#8217;apparenter au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-style: italic" class="Apple-style-span"><span style="font-style: normal" class="Apple-style-span"><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/729822_25ba163c9a_m.jpg" align="right" alt="729822_25ba163c9a_m.jpg" /></span>High performance computing</span> pour les humanités : est-ce « <span style="font-style: italic" class="Apple-style-span">a hammer in search of a nail</span> » ? La question m&#8217;a souvent traversé l&#8217;esprit, au croisement de diverses allusions à cette possibilité. Simple réflexe d&#8217;une grenouille qui voit les <span style="font-style: italic" class="Apple-style-span">sciences inhumaines</span>, elles, faire la part belle à ces ressources démesurées, et ainsi souhaiter s&#8217;apparenter au boeuf ?</p>
<p><a href="http://www.ascentstage.com/archives/2008/10/supercharged_cu.html" target="_blank">John Tolva</a>, de chez IBM, se prête naïvement — mais volontairement — à la réflexion. J&#8217;avais croisé telle cogitation chez <a href="http://www.philosophi.ca/theoreti/?p=2216" target="_blank">Geoffrey Rockwell</a>, mais sans qu&#8217;il expose en toutes lettres sa position. Les questions que Tolva pose pour s&#8217;interroger sur notre méthodologie sont fascinantes&#8230; et désespérantes. Car le principal problème, souligne-t-il en creux, est l&#8217;absence de structuration des ensembles de données :<br />
<blockquote class="webkit-indent-blockquote">the biggest single problem we can solve with the grid in the humanities isn&#8217;t discipline-specific (yet), but is in taking digital-but-unstructured data and making it useful. OCR is one way, musical notation recognition and semantic tagging of visual art are others &#8212; basically any form of un-described data that can be given structure through analysis is promising. If the scope were large enough this would be a stunning contribution to scholars and ultimately to humanitiy.  </p></blockquote>
<p>C&#8217;est l&#8217;ambition qui effraie et qui rend fébrile (ce « <span style="font-style: italic" class="Apple-style-span">giddy</span> » qu&#8217;il utilise pour décrire son propre état). C&#8217;est la démesure, l&#8217;ampleur, l&#8217;empan en quelque sorte. Mais est-il de mauvaise foi de prétendre que la vraie nature des humanités, c&#8217;est la profondeur et non la largeur de vue ? Comment raffiner les &#8220;données&#8221; lorsqu&#8217;on plonge dans un texte ? Ce texte n&#8217;a-t-il donc de valeur, laisse-t-on supposer avec cette approche, que dans la multitude des autres textes ?</p>
<p>Je n&#8217;ai pas de réponse&#8230; la question continue de me tracasser. Et appelle, en corollaire, la fascination de la technologie, ses possibilités, et la nécessité de tout chercheur de questionner son apport à ses travaux. Simple tentation geek ou ouverture à de nouvelles avenues, à de nouveaux outils, à une compréhension réinventée de nos objets de prédilection ? Il semble bien qu&#8217;il faille une part de geek-itude pour d&#8217;abord se laisser séduire, et ensuite envisager les conséquences de la dot&#8230; Car à défaut de regarder la technologie dans les yeux, il n&#8217;y a pas de moyens d&#8217;accéder aux fantasmes, à la vision qu&#8217;elle permet de dessiner d&#8217;un certain avenir. Cette vision n&#8217;est pas la seule qui puisse/doive être esquissée, pas plus qu&#8217;elle constitue une panacée. Mais difficile est le portrait de notre futur sans prise en considération des outils qui nous accompagneront.</p>
<p> (photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/striatic/729822/" target="_blank">book shelf project 1 ~ striatic {notes}</a> », striatic, licence CC) </p>
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		<title>De la chose numérique (ou l&#8217;extension problématique du virtuel)</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/306</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 00:49:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis les travaux de Roberto Busa sur l’index des oeuvres de St-Thomas d’Acquin, le domaine des médias interactifs s’est attardé au texte en tant que liste de mots (“words on a page”, Blackwell Companion to Digital Humanities, 4). L’évolution des sciences humaines assistées par ordinateur (humanities computing) vers les humanités numériques (digital humanities) coïncide peut-être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="webkit-indent-blockquote"><p>Depuis les travaux<img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/2453665709_62359f8779_m.jpg" alt="2453665709_62359f8779_m.jpg" align="right" /> de Roberto Busa sur l’index des oeuvres de St-Thomas d’Acquin, le domaine des médias interactifs s’est attardé au texte en tant que liste de mots (“words on a page”, <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Blackwell Companion to Digital Humanities</span>, 4). L’évolution des sciences humaines assistées par ordinateur (humanities computing) vers les humanités numériques (digital humanities) coïncide peut-être avec la redéfinition des frontières du concept de “texte”. À l’instar de D.F. McKenzie, nous définissons le texte en incluant les données verbales, visuelles, orales et numériques, lesquelles prennent la forme de cartes, de musiques, d’archives de fichiers sonores, de films, de vidéos et de toute information conservée en format numérique.    </p></blockquote>
<p>Lisant l&#8217;argumentaire de l&#8217;<a href="http://www.sdh-semi.org/Calls/2009.pdf" target="_blank">appel à communications</a> du prochain colloque de la <a href="http://www.sdh-semi.org/" target="_blank">Société pour l&#8217;étude des médias interactifs (Society for Digital Humanities)</a>, je me questionne une fois de plus, calque anglais/français aidant, sur les enjeux liés à la définition de la discipline des <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">digital humanities</span>.</p>
<p>Le terme est séduisant : efficace, <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">right to the point</span> (comme sait l&#8217;être l&#8217;anglais), il renvoie à l&#8217;idée que les sciences humaines peuvent s&#8217;incarner aujourd&#8217;hui dans la sphère numérique. De cette façon, nombre de chercheurs (amateurs ou professionnels) se retrouvent sous un même chapeau. Se côtoyent ainsi les analystes textuels assistés par ordinateur, les poéticiens des arts et littératures hypermédiatiques, les sémioticiens de l&#8217;espace numérique et les archivistes intéressés par la gestion des documents numériques.</p>
<p>Cette conception disciplinaire — transdisciplinaire, pour sûr — permet aux gens ayant des intérêts et des compétences apparentés d&#8217;entrer en contact, d&#8217;échanger des outils / méthodes (sans compter que ça plaît aux administrateurs et subventionnaires — les sous étant liés à ces manifestations de transversalité). Une telle passerelle permet ainsi à des seiziémistes anglais de discuter avec des contemporanéistes francophones, sur la base d&#8217;un <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">terrain commun</span>.</p>
<p>Mais quelles conséquences y a-t-il à ainsi définir un tel terrain commun ? De façon caricaturale, je dirais qu&#8217;il y a actuellement la même frénésie autour du numérique que celle qu&#8217;a sûrement pu générer l&#8217;apparition du codex, avant-hier à peine : les initiés se retrouvent entre eux, qu&#8217;ils soient théologiciens ou écrivains lubriques, afin de se supporter et de partager autour de la découverte, le temps que la chose se démocratise, se diffuse — ne soit plus une découverte. Ensuite, chacun retrouve son secteur&#8230; C&#8217;est une lecture médiologique de la chose — et c&#8217;est pourtant l&#8217;enjeu qui est le nôtre aujourd&#8217;hui.</p>
<p>C&#8217;est la même question qui se pose aujourd&#8217;hui à propos de l&#8217;édition — j&#8217;en parlais hier à <a href="http://www.remolino.qc.ca/" target="_blank">Clément</a>, en lien avec ses trucs, nos intérêts communs et nos échanges récents avec <a href="http://www.tierslivre.net/" target="_blank">François</a> : quel profit, quel danger à définir largement le champ d&#8217;intérêt ? Édition de la littérature contemporaine directement en ligne (comme <a href="http://publie.net/" target="_blank">publie.net</a>), éditions critiques savantes, toute modalité de publication éditoriale invoquant le support numérique, diffusion de la recherche scientifique en ligne en accès libre : tout ça se retrouve sur un terrain commun, suscitant les ah! et les oh! des personnes impliquées, qui trouvent ainsi des interlocuteurs.</p>
<p>Quelle conséquence y a-t-il à tout mettre sous le chapeau du numérique ? À partir de quel moment est-il nécessaire / rentable / obligatoire de retourner vers les champs disciplinaires ? Deux observations me viennent d&#8217;emblée, de deux ordres différents.</p>
<ol>
<li>On n&#8217;a pas à trancher et à définir le moment du retour vers la terre natale : l&#8217;impulsion vient probablement naturellement, tout à la fois que les échanges transdisciplinaires seront toujours profitables et stimulants.</li>
<li>Il faut par ailleurs veiller à contrer l&#8217;effet de ghetto qui guette les nouveautés prises d&#8217;assaut par ceux que la chose intéresse, établissant un droit d&#8217;exclusivité aux seuls initiés. Il y a de cet effet (et de ses ambiguïtés) dans le cas <a href="http://wetellstories.co.uk/" target="_blank">We Tell Stories</a> (je me promets d&#8217;y revenir sous peu, il y a longtemps que l&#8217;idée me tracasse).</li>
</ol>
<p>Comment assurer le retour vers la discipline, comment initier le mouvement de partage des nouveautés ? Comment faire en sorte que la problématique numérique ne reste pas l&#8217;apanage de quelques initiés ? La question se pose et s&#8217;impose.La démocratisation des outils informatiques eux-mêmes a probablement pour effet, pour l&#8217;instant, de contrer la ghettoisation. Mais la présence de passeurs demeure une donnée majeure dans le portrait. Et pour revenir à la SDH/SEMI et aux <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">digital humanities</span> : la question est de savoir à partir de quand la maîtrise avancée des nouveaux outils par certains dissout le terrain commun, disperse l&#8217;espace partagé de dialogue et recrée l&#8217;isolement disciplinaire. À moins que le perpétuel coup de pied sur le caillou de l&#8217;innovation, roulant de fois en fois au-devant de nous et nous appelant à le suivre, n&#8217;assure le rafraîchissement de cette nouveauté à apprivoiser, à propos de laquelle il faut partager ?</p>
<p>(photo: « <a href="http://www.flickr.com/photos/emoglasses/2453665709/" target="_blank">the cover</a> »,  squareintheteeth, licence CC)</p>
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		<title>Du livre au numérique, une littérature se réinventant</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/304</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 14:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>

		<category><![CDATA[Littérature électronique]]></category>

		<category><![CDATA[communauté]]></category>

		<category><![CDATA[édition]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[François Bon, partant des Conseils aux jeunes littérateurs de Baudelaire, réfléchit au déplacement de la littérature sur le continuum livre — numérique :
le numérique désormais crée ses propres auteurs. Il me semble qu&#8217;on va de moins en moins prendre à la légère cet axiome : les auteurs qui naissent par le numérique accomplissent la vieille fonction littéraire [...]. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/08/115805043_c5dac1db3c_m1.jpg" alt="115805043_c5dac1db3c_m1.jpg" align="right" />François Bon, partant des <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Conseils aux jeunes littérateurs de Baudelaire</span>, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1377" target="_blank">réfléchit au déplacement de la littérature sur le continuum</a> livre — numérique :<br />
<blockquote>le numérique désormais crée ses propres auteurs. Il me semble qu&#8217;on va de moins en moins prendre à la légère cet axiome : les auteurs qui naissent par le numérique <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">accomplissent</span> la vieille fonction littéraire [...]. Les auteurs nés par le numérique, dans leur diversité de pratique, constituent à la fois le visage actuel de la littérature, mais aussi le renouveau de ses fonctions. Ils ont peu à peu la charge de la continuité, de la transmission, que n&#8217;assument plus les instances traditionnelles [...] c&#8217;est là où l&#8217;approche collective que représente l&#8217;Internet d&#8217;aujourd&#8217;hui est devenu en deux ans un acteur majeur, qui reste en partie inconnue à ses propres participants, tant il ne vaut que par le <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">collectif</span>.     </p></blockquote>
<p>Il y a là, il me semble, l’une des premières affirmations de cette intervention majeure de la communauté, du collectif, dans la transformation que le support numérique peut opérer sur les tenants et aboutissants de la littérature. Non pas le fait que cette mutation soit prise en charge par des conglomérats commerciaux aux reins suffisamment solides, au contraire : FBon insiste sur l’horizontalité des mouvements de redéfinition de l’édition littéraire. Des acteurs, des instances de médiation, tous plongés dans une économie/écologie aux principes encore à définir et à inventer. Et FBon de poursuivre sur le rôle capital d’une <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">computer literacy</span> au sens large :<br />
<blockquote>Nos usages de l&#8217;information, du partage et de l&#8217;acquisition de savoirs, nos apprentissages, aussi bien que nos échanges privés et professionnels passent par le numérique. La réflexion sur le langage, sur le monde, sur la représentation, que nous installons progressivement s&#8217;appelle littérature. Il y a une disproportion d&#8217;évidence : ce que nous nommons le « contemporain » (ou bien « la littérature en train de se faire », au temps de Digraphe) est une part minime, silencieuse, discrète. Néanmoins, elle peut être le lieu sismique du basculement.    </p></blockquote>
<p>Littérature comme témoignage du mode contemporain d’appréhension du réel, comme incarnation de nouvelles modalités d’expression de cette réalité, d’où la mobilisation de nouveaux outils, de nouveaux instruments adaptés à cette saisie du monde : voilà certainement l’une des lectures les plus fascinantes de l’inscription de la littérature dans l’univers numérique, qui se fait non par un geek illuminé (aussi sympathique soit-il!), mais par quelqu’un qui provient de la littérature au sens conventionnel du terme, qui travaille à cette transition et qui se permet de voir au-delà. (photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/threedots/115805043/" target="_blank">numeral types</a> », threedots, licence CC) </p>
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		<title>De la règle ou du goût du point-virgule</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/299</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 14:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[culture]]></category>

		<category><![CDATA[langue]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai toujours eu un rapport de fascination avec le point-virgule ; me voilà dans la lignée de John Irving et d&#8217;Herman Melville&#8230; On ajoute une dose de contextualisation anglophone (sur l&#8217;usage dégénéré de la ponctuation en anglais) et ça nous donne ce petit article savoureux :  « Sex and the semicolon ».
the punctuation conversation has [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/08/2345403415_5606512d85_m.jpg" alt="2345403415_5606512d85_m.jpg" align="right" />J&#8217;ai toujours eu un rapport de fascination avec le point-virgule ; me voilà dans la lignée de John Irving et d&#8217;Herman Melville&#8230; On ajoute une dose de contextualisation anglophone (<em>sur l&#8217;usage dégénéré de la ponctuation en anglais</em>) et ça nous donne ce petit article savoureux :  « <a href="http://www.boston.com/bostonglobe/ideas/articles/2008/08/10/sex_and_the_semicolon/" title="Sex and the semicolon" target="_blank">Sex and the semicolon</a> ».</p>
<blockquote><p>the punctuation conversation has shifted its focus from the apostrophe to a more subtle and debatable punctuation mark: the semicolon.</p>
<p>The credit probably belongs to Trevor Butterworth, who in 2005 - citing Truss as partial inspiration - wrote a 2,700-word essay on the semicolon in the Financial Times. Butterworth, who had worked in the States, wondered why so many Americans shared Donald Barthelme&#8217;s sense that the mark was &#8220;ugly as a tick on a dog&#8217;s belly.&#8221; His answer: As a culture, we Yanks distrust nuance and complexity.</p></blockquote>
<p>(photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/xueexueg/2345403415/" title="ti;!;!;!" target="_blank">ti;!;!;!</a> », xueexueg, licence CC)</p>
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		<title>Potentiel des récits en sciences sociales</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/297</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 02:18:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Théorie de la narrativité]]></category>

		<category><![CDATA[narrativité]]></category>

		<category><![CDATA[sciences sociales]]></category>

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		<description><![CDATA[In Telling Stories, Mary Jo Maynes, Jennifer L. Pierce, and Barbara Laslett argue that personal narratives-autobiographies, oral histories, life history interviews, and memoirs-are an important research tool for understanding the relationship between people and their societies.
Telling Stories. The Use of Personal Narratives in the Social Sciences and History. Chez Cornell UP.
(photo : « Whisper, 2005 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/431452053_a599ea74a6_m.jpg" alt="431452053_a599ea74a6_m.jpg" align="right" height="128" width="170" />In <em>Telling Stories</em>, Mary Jo Maynes, Jennifer L. Pierce, and Barbara Laslett argue that personal narratives-autobiographies, oral histories, life history interviews, and memoirs-are an important research tool for understanding the relationship between people and their societies.</p></blockquote>
<p><em>Telling Stories. The Use of Personal Narratives in the Social Sciences and History.</em> Chez <a href="http://http://www.cornellpress.cornell.edu/cup_detail.taf?ti_id=4847" target="_blank">Cornell UP</a>.</p>
<p>(photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/dr_john2005/431452053/" target="_blank">Whisper, 2005</a> », Dr John2005, licence CC)</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un appartement codé : sémiologie cachée et fétichisation du livre</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/294</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 15:07:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[livre]]></category>

		<category><![CDATA[sémiologie]]></category>

		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Superbe histoire dans le New York Times : un architecte prend l&#8217;initiative, à partir d&#8217;un vague souhait exprimé par les propriétaires, d&#8217;inscrire dans les rénovations de l&#8217;appartement l&#8217;idée d&#8217;une quête de sens caché à travers divers procédés, diverses cachettes (littérales et figurées). Le visionnement des photos montre la qualité du travail exécuté, et l&#8217;article relate l&#8217;histoire du projet (et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/06/369136785_f82e37ef4a_m.jpg" alt="369136785_f82e37ef4a_m.jpg" align="right" />Superbe histoire dans le <a href="http://www.nytimes.com/2008/06/12/garden/12puzzle.html?pagewanted=1&amp;_r=2&amp;hp" target="_blank">New York Times </a>: un architecte prend l&#8217;initiative, à partir d&#8217;un vague souhait exprimé par les propriétaires, d&#8217;inscrire dans les rénovations de l&#8217;appartement l&#8217;idée d&#8217;une quête de sens caché à travers divers procédés, diverses cachettes (littérales et figurées). Le <a href="http://www.nytimes.com/slideshow/2008/06/11/garden/0612-PUZZLE_index.html" target="_blank">visionnement des photos</a> montre la qualité du travail exécuté, et l&#8217;article relate l&#8217;histoire du projet (et de sa découverte par les occupants, médusés mais ravis). La conclusion formulée par les occupants nous ramène à la dimension concrète des lieux, à l&#8217;idée que nous n&#8217;y sommes que de passage :</p>
<blockquote><p>The Sherry-Klinsky clan remains largely bemused by the extent to which Mr. Clough embellished and embedded their apartment. But Ms. Sherry and Mr. Klinsky are not immune to the romance of objects or messages hidden in walls, or what Ms. Sherry called “winks from one family to another.” </p></blockquote>
<blockquote><p>“You move into a place and you have your life there, and your memories, and it’s all temporary,” she said. “Especially with apartments, which have such a fixed footprint. I like the idea of putting something behind a wall to wink at the next inhabitant and to wish them the good life hopefully that you have had there.”</p></blockquote>
<p> (<span style="font-style: italic" class="Apple-style-span">via <a href="http://www.futureofthebook.org/blog/archives/2008/06/fifth_avenue_apartment_encoded.html" target="_blank">if:book</a>)</span> (photo : « <a href="http://www.flickr.com/photos/mibook/369136785/" target="_blank">Secret Door</a> », seth. underwood, licence CC)</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Enrique Vila-Matas — Les masques de la fiction dans le roman contemporain</title>
		<link>http://contemporain.info/audet/archives/292</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>René Audet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature contemporaine]]></category>

		<category><![CDATA[Théorie de la fiction]]></category>

		<category><![CDATA[fiction]]></category>

		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;organise une journée d&#8217;étude sur l&#8217;écrivain contemporain Enrique Vila-Matas. Événement sympathique mais déterminant : à peu près rien n&#8217;a été écrit (encore!) sur Vila-Matas en français.     
  
  
Journée d&#8217;étude Les masques de la fiction dans le roman contemporain — Enrique Vila-Matas

Le lundi 9 juin 2008
Café Au Temps perdu, 867, avenue Myrand, 2e étage, Québec
Entrée libre
Dès 9h30 
 
Cette journée est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.crilcq.org/img/colloques/VilaMatas750.jpg" target="_blank"><img src="http://contemporain.info/carnets/wordpress/wp-content/uploads/2008/06/affiche-pt.jpg" align="right" height="114" width="171" alt="affiche-pt.jpg" /></a>J&#8217;organise une journée d&#8217;étude sur l&#8217;écrivain contemporain Enrique Vila-Matas. Événement sympathique mais déterminant : à peu près rien n&#8217;a été écrit (encore!) sur Vila-Matas en français.     
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px">  </p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px">  </p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"><span style="font-weight: bold" class="Apple-style-span">Journée d&#8217;étude Les masques de la fiction dans le roman contemporain — Enrique Vila-Matas</span></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Le lundi 9 juin 2008</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Café Au Temps perdu, 867, avenue Myrand, 2e étage, Québec</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Entrée libre</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Dès 9h30 </span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"> </p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Cette journée est consacrée à l&#8217;étude des usages et fonctions de la fiction dans le roman contemporain : masque ou miroir déformant de la réalité, fabulation et autofabulation, moteur narratif ou abîme discursif&#8230; Le roman diffractant la mobilisation de la fiction à travers différents processus, à travers différentes démarches esthétiques, il apparaît comme un laboratoire privilégié pour une réflexion sur le paramètre fondamental de la fiction. Une telle réflexion sera appliquée au cas singulier d&#8217;Enrique Vila-Matas, écrivain espagnol contemporain, dont la production narrative et essayistique convoque ces enjeux de façon fascinante. Les communications portent sur la question de la fiction modulée par les pratiques contemporaines, en prenant appui sur une ou des œuvres de Vila-Matas.</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Enrique Vila-Matas est un écrivain espagnol né à Barcelone en 1948. Son œuvre est dense, elle compte des romans, des recueils de nouvelles et d&#8217;essais. Animé par un questionnement qui se positionne aux confins d&#8217;un imaginaire à demi-fictionnel, l&#8217;écrivain offre l&#8217;une des narrations les plus effervescentes parmi les écritures contemporaines. Malgré une grande diversité de récits, de personnages distincts, de formes explorées, son oeuvre fait montre d&#8217;un fort réseau thématique, dévoilant une logique qui gravite autours des mêmes obsessions, dont la mort, l&#8217;écriture et sa nécessité.</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"> </p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"> </p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">PROGRAMME</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Matinée</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Charline Pluvinet (Université Rennes 2) « Disparaître dans la fiction : la traversée du miroir du <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Docteur Pasavento</span> »</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">René Audet (Université Laval) « Si par un mal étrange est atteint un personnage : raconter en dépit de la fiction »</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Annie Rioux et Simon Brousseau (Université Laval) « Quand la littérature se souvient d&#8217;elle-même : les masques d&#8217;une mémoire française dans <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Paris ne finit jamais</span> d&#8217;Enrique Vila-Matas »</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Après-midi</span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Viviane Asselin et Geneviève Dufour (Université Laval) « Étrange façon de raconter, la narrativité du discours dans <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic">Étrange façon de vivre</span> »</span></p>
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<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px">Patrick Tillard (Université du Québec à Montréal) « Enrique Vila-Matas, un explorateur qui avance vers le vide »</span></p>
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<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia; font-size: 16px; line-height: 20px"><span style="font-family: 'Gill Sans'; font-size: 12px; line-height: normal" class="Apple-style-span">Emmanuel Bouju (Université Rennes 2) « Enrique Vila-Matas sur la ligne d&#8217;ombre. Masque de la citation et racine de la réalité » </span> </span></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Gill Sans'; min-height: 14px; margin: 0px"><span style="letter-spacing: 0px"></span></p>
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